5 mai 2009

LA BATAILLE DES TELEVISIONS; LA RIPOSTE DE WALF TV


C'est a travers un communiqué que le groupe WALFADJRI a sévérement répondu a la RDV sur l`affaire les opposant concernant la série américaine "PRISON BREAK"
Le groupe Walfadjri dirige par Sidy Lamine Niass accuse les autorites d`etre les commenditaires de cette affaire
voici le communiqué en intégralité pour une bonne compréhension du sujet

COMMUNIQUE DU GROUPE WAL FADJRI

Un acte de banditisme sous le couvert des hautes autorités de l’Etat

Ce qu’ils n’ont pas réussi avec l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) au soir des élections locales du 22 mars 2009, ils ont cru pouvoir le réussir le lundi 4 mai 2009. L’Artp n’ayant pu accomplir son dessein de fermer par un acte administratif la radiotélévision Wal Fadjri le 22 mars 2009 à zéro heure, ils se sont servis d’un contentieux judiciaire nous opposant à la Rdv pour essayer de faire cesser d’émettre définitivement Walf Tv. Et c’est ainsi que le lundi 4 mai 2009, à 8 heures 30, un commissaire-priseur, accompagné d’une armada d’éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi) contenus dans deux camions, et d’une dizaine de techniciens d’une radio concurrente (qui ne connaissent rien à la télé), a débarqué directement dans les locaux de Walf Tv.

Et en l’absence du premier responsable du groupe Wal Fadjri, il donnera l’ordre aux techniciens de radio qui l’accompagnent et qui étaient supervisés par un technicien de la Rdv, de s’attaquer directement aux câbles.
D’abord le câble de la table de mixage qui a été purement et simplement coupé. Ils feront subir le même sort au câble nous reliant au satellite qui permet à Walf Tv d’être reçu partout en Afrique, en Europe, au Moyen et Proche-Orient et aux Amériques. Ils ont ensuite détruit le serveur, nous faisant ainsi perdre tous les éléments qui y étaient archivés. Walf Tv s’est ainsi retrouvée sans sa mémoire, perdant du coup toutes les émissions qui étaient en archives, les spots publicitaires et même les clips. Seuls cinq clips ont pu être sauvés.


Mais cela ne leur suffisait pas : il leur fallait rendre Walf Tv totalement inopérationnel. Et pour ce faire, ils se sont attaqués aux caméras robotisées qui ont été sabotées. Tout cela pour 25 millions de francs que nous n’avons jamais refusé de payer. Nous attendions juste une notification de la décision de la Cour d’appel nous condamnant à payer cette somme. Une notification qui ne nous est, jusqu’ici, pas parvenue.


Seulement, leur dessein était de détruire cette télévision qui les empêche de tourner en rond. Ils lui reprochent, comme nous l’ont expliqué de vive voix certains de leurs émissaires, d’avoir grandement contribué à la débâcle de la coalition Sopi 2009 dans les grandes villes, à l’occasion des élections locales du 22 mars 2009. C’est ce qui leur est resté en travers de la gorge. Comme ils n’avaient pas pu nous le faire payer par l’Artp, ont essayé à nouveau par cet acte de vandalisme couvert par l’Etat. Et ils parviendront momentanément à leur dessein puisque, du fait de leur acte de sabotage ayant reçu l’onction des plus hautes autorités de l’Etat - d’où la présence de deux camions d’éléments du Gmi armés jusqu’aux dents - Walf Tv a affiché, le lundi 4 mai 2009, un écran noir de 8 heures 30 à 11 heures 30. Et ses grands journaux télévisés de midi (en français) et de 13 heures (en wolof) n’ont pu avoir lieu.


Mais, nous avons pu faire face. Et quand nous avons payé séance tenante l’intégralité de la somme qui nous était réclamée, les techniciens accompagnant le commissaire-priseur ont été incapables de réparer ce qu’ils ont détruit. Et quand la direction générale a voulu faire figurer sur l’ordonnance des réserves portant sur cet état de fait comme nous y autorise la loi, le commissaire-priseur a opposé un refus catégorique. «Je vous enverrai la notification à mairie», nous dira-t-il, comme si nous n’avions pas une adresse où le Groupe Wal Fadjri est régulièrement domicilié.


Seulement, cet acte de banditisme ne fera pas dévier de notre ligne rédactionnelle. Ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais. Qu’ils se le tiennent pour dit. Et définitivement.
Le Groupe Wal Fadjri

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