12 janv. 2010

Contribution: La République « Bao-baolisée » et Les institutions « businessisées »


 
La république sénégalaise se meurt mais laissant derrière elle des débris ineffaçables et un héritage incorrigible de l’inexpertise caractérisée des tenants du pouvoir avec à sa tête un vieux démon nul, inculte et aventurier.


Le constat est réel, le Sénégal a perdu sa place de puissance diplomatique ouest africaine au profit du Burkina Faso. C’est Blaise Compaore le nouveau grand pompier des nombreux et incessants conflits de l’Afrique de l’Ouest. Quand Obama a voulu dénoncer les actes ignobles en Guinée, c’est Compaoré qu’il a appelé afin d’harmoniser les positions des Etats unis avec celles du Burkina. Pourtant, il y a juste des années, c’est le Sénégal qui était le porte étendard de la diplomatie africaine, c’est lui et la Cote d’ivoire qui jouaient les premiers rôles, mais aujourd’hui la réalité est toute autre, la république du Sénégal naguère connue par la valeur de ses institutions est aujourd'hui la risée de tout le continent noir. Le pays est loin d'être ce qu'il était il y a juste 10 ans : grand commandant de la diplomatie africaine, mon pays regorgeait toutes les grandes compétences en relations internationales et affaires étrangères, Dakar qui est la porte de l'Afrique passait pour une ville de rêve des autres voisins de la sous-région avec bien sûre Abidjan. Le Sénégal occupait le devant de la scène sur beaucoup de choses notamment la liberté, la démocratie et l'égalité. Le sénégalais bénéficiait d'une aura à l'étranger qui ne s'est jamais expliquée. Mais il est clair aujourd'hui que nous avons la réponse. A la tête de ce pays se plante depuis 10 ans un individu à la gueule puante et d'une inculture coupable.

La république « businessisée » et ses institutions « baol-baolisées » ; Ce pays dont le premier président était connu de par sa rigueur méthodique et dont le deuxième est connu de par son attachement aux principes républicains, subit depuis prés de 10 ans les commandes d'un chef totalement ignorant de la sacralité de l'Etat et dont les allures sont scandaleusement monarchiques. Ce troisième président qui est aussi le plus regretté de l'histoire de la politique du Sénégal s'est merveilleusement offert le luxe de construire un monument dit de la Renaissance Africaine avec les terres et l'argent du contribuable sénégalais non sans lui réclamer en plus 35% des recettes que cette statue générera au moment ou le pauvre « Gorgorlu » trinque.


A la place de nos valeureux intellectuels et cadres, Me Wade nous met des têtes aussi ridicules que Bamba Ndiaye, des personnes aussi idiotes que Serigne Mbacke Ndiaye, des individus aussi incompétents que Becaye Diop, des larbins aussi indignes que Moustapha Guirassy et j’en passe. Le président de la république n'a jusque-là développé aucune proposition sérieuse pour booster l’économie du pays, il n'a même pas pensé à stopper le grand recul qui guette le Sénégal du fait de sa fâcheuse dépendance à l'aide au développement, ni même à changer de politique vis-à-vis des partenaires internationaux.
Wade ne semble pas mesurer ce recul diplomatique et démocratique du Sénégal depuis 2000, il se bouscule avec les autres dirigeants mal sains d’Afrique à la tribune de la mal gouvernance, s'y plait mai ne s'y limite pas; il tripatouille et « retripatouille » la constitution comme les autres jadis bannis voulant se permettre un mandat à vie, il se livre à des projets de succession monarchique; le tout couronné par une corruption sans pareille.
Il est important de noter que Abdoulaye WADE et ses tristes inféodés n'arriverons jamais à leur fin. Il faudrait que chacun de nous se mette à combattre les injustices, les dérives avec les moyens légaux qui lui sont offerts par la loi, où qu'il puisse se trouver.

Il faut dénoncer, sensibiliser les populations partout y compris les lieux de travail pour élargir le cercle des résistants à ce despote fou dont la sénilité est connue de tous. Oublions donc nos intérêts personnels et sauvons la république et le patrimoine national.
Agissons avant qu'il ne soit trop tard car visiblement cet homme ne recule devant rien, ni même devant dieu encore moins devant un peuple meurtri, amorphe, affamé; il est alors grand temps que l'on arrête de pleurer devant notre triste sort et de prendre notre courage à deux mains et restaurer la république et ses principes de gouvernance


 Contribution de P.E.F

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