31 mars 2009

Virus Conficker : En ver et contre tous


Tempête dans un ver(re) d'eau ? La couverture médiatique sur la progression du ver Conficker, logiciel malveillant capable d'espionner ou récupérer les données personnelles des ordinateurs tournant sous Windows, touche à son paroxysme à la veille du 1er avril.


C'est en effet la date à laquelle, et ce n'est pas une blague, ce ver informatique pourrait « se renforcer (...), devenant plus difficile à combattre, mais sans qu'on sache bien s'il est vraiment dangereux. », d'après l'AFP qui exprime bien le flou qui entoure la chose apparue pour la première fois en octobre dernier (parfois baptisé Downadup ou Kido).


L'agence dépeint toutefois les conséquences éventuelles d'une activation massive du ver, qui pourrait « prendre le contrôle des ordinateurs infectés, les transformant en machines "zombies" membres d'un "botnet", un réseau d'ordinateurs malveillants au service de pirates informatiques. » Les scénaristes de Die Hard 4.0. avaient tout prévu.

Le schéma ci-dessous, élaboré par Microsoft et retrouvé par 20 Minutes, explique les différents cas de figure possibles.
Le ver a déjà fait parler de lui en s'attaquant à des cibles de premier choix. Début février, notre confrère Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions militaires, confirmait sur son blog Secret Défense des informations selon lesquelles la Défense française, en particulier la Marine, avait été victime de Conficker le 12 janvier. La morale de l'histoire, plutôt fâcheuse pour la crédibilité des informaticiens de la Grande Muette, était qu'une simple mise à jour des anti-virus, conseillée par Microsoft, aurait pu éviter leurs désagréments...


Microsoft, qui prend très au sérieux la menace, propose une récompense de 250 000 dollars à qui permettra d'identifier les auteurs. « Les habitants de n'importe-quel pays peuvent prétendre à cette somme, selon les lois en vigueur, parce que les virus sur Internet

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