8 déc. 2010

Cheikh Tidiane Sy invite les magistrats à s’approprier l’anglais et l’informatique

En séminaire ce mercredi à l’hôtel Savana portant sur la nouvelle carte judiciaire, le ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy a dessiné les tours et les contours de la prochaine réforme judiciaire qui doivent s’articuler autour d’une rationalisation qui va tenir compte de la bonne répartition des compétences en matière administrative, criminelle, correctionnelle, civile et commerciale.

Le ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy vient de jeter nouvelles bases de la réforme judiciaire, ce mercredi 08 décembre à l’hôtel Savana, au cours du séminaire organisé par la Direction des Services Judiciaires et portant sur la nouvelle carte judiciaire.

« La réforme posera sincèrement le changement de dénominations et de juridictions. D’ores et déjà, la tradition et les expériences ont montré que tout pouvait s’articuler autour de tribunaux, de juridictions d’instance et de grandes juridictions », a d’emblée déclaré le ministre.

Parlant de la rationalisation du secteur judiciaire, le garde des Sceaux a demandé aux différents acteurs qui composent le secteur à faire beaucoup d’efforts dans le domaine des infrastructures, le rapprochement de la justice des justiciables, les ressources humaines, l’accélération des délais de traitement des dossiers, la connexion informatique de l’ensemble des juridictions car, la procédure judiciaire sénégalaise est lente. « Il faut que l’ensemble de notre juridiction soit connecté dans un même réseau pour la fluidité des procédures », a lancé M. Sy.

A l’en croire, les raisons d’une nouvelle réforme s’explique du fait que, « toutes les études qui ont été menées autour du système judiciaire sénégalais ces derniers temps, ont mis le doigt sur l’impérieuse nécessité de réformer les dispositions légales et réglementaires actuelles de l’organisation judiciaire », avant de souligner que ladite organisation s’est inspirée de la réforme de 1984.

Et fort du constat de la vétusté de la réforme, le ministre de tutelle soutient que « nous sommes aujourd’hui au 21ème siècle, à l’ère d’un monde bouleversé par les technologies, un monde jalonné par de nouvelles formes de criminalité », et toutes ces combinaisons font dire à Cheikh Tidiane Sy, que les acteurs judiciaires doivent être « outillés » pour affronter ces problèmes. Pis, à apprendre l’anglais car, aujourd’hui nous sommes dans l’ère de l’internationalisation de la justice.

Toutefois, le garde des Sceaux a tenu à appeler tous les experts chargés de cette question, à prendre en compte, certains paramètres nécessaires pour le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire, à l’ouverture d’un séminaire consacré à la réforme de la carte judiciaire.

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