23 juin 2009

L’Afrique est le marché le plus dynamique pour les téléphones mobiles


Selon une enquête sur "le développement des télécommunications en Afrique", le marché africain enregistre une croissance de 49,3% depuis l’année 2002. Le marché du mobile en Afrique sub-saharienne (hors Maghreb et l’Ile Maurice) enregistre depuis 2002 la croissance la plus rapide au monde, selon une étude réalisée par la cabinet d’audit Ernst & Young sur "le développement des télécommunications en Afrique.

Depuis 2002, le marché africain enregistre une croissance de 49,3%, là où le marché français des télécommunications n’enregistre qu’un taux de croissance annuel pondéré de 7,5%, le Brésil est à 28% et l’Asie à 27,4%, révèle l’enquête .

Un taux de pénétration qui pourrait passer de 37 à 61% d’ici 2018

Concernant le taux moyen de pénétration du mobile sur le continent noir : le taux moyen de pénétration du mobile en Afrique qui "se situe à 37% pourrait passer à 61 % d’ici à 2018", poursuit le rapport, présentant l’Afrique noire comme étant à "l’avant-garde de la révolution des télécommunications".

En dépit d’un handicap en termes d’infrastructures et des coûts des production élevés, la croissance des télécommunications "a été soutenue par des économies africaines marquées par le boom des matières premières et la libéralisation accrue des marchés", explique Serge Thiémélé, responsable africain de "Global télécommunication Center, du cabinet initiateur de l’étude.

Un marché réparti sur trois catégories

Le marché du mobile africain se répartit en trois marchés selon l’étude : les marchés développés (+ 50%) qui regroupent 11 pays, les marchés émergents (20 à 49%), les plus nombreux, qui comptent 27 pays et les marchés vierges (- 20%) qui regroupent 19 pays",

Pour maintenir cette croissance, le secteur doit fait face à de nombreux défis, notamment la disponibilité des "ressources humaines de qualité" et les problèmes liés aux coûts de production : "Aujourd’hui, les opérateurs vont dans des zones où il n’y a pas d’électricité, il faut des groupes électrogènes et cela coûte cher. Il y a aussi des problèmes de sécurité donc il faut embaucher des gardiens, installer des systèmes d’alarme", explique M. Thiémélé.

(Source : [L’Expansion http://www.lexpansion.com/, 22 juin 2009)

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