22 avr. 2009

Déclaration de l’Organisation des Professionnels des Technologies de l’Information et de communication; OPTIC- SENEGAL




L’Organisation des Professionnels des Technologies de l’Information et de la Communication du Sénégal (OPTIC) a eu à s’exprimer à plusieurs reprises sur le sujet relatif à la vente des actions SONATEL détenues par l’Etat.
Sa position est constante et se décline en deux points :

L’Etat ne doit pas se désengager totalement de l’opérateur historique SONATEL. En effet, la stratégie de développement du secteur des TIC du Sénégal reste, à ce jour, encore fortement liée à SONATEL qui domine largement le secteur des télécommunications.
S’il arrive que l’Etat vende une part de ses actions (Il en a le droit mais ne devrait aucunement se désengager totalement), nous pensons que l’intérêt du Sénégal est que ces actions soient rachetées par des acquéreurs dont le projet privilégie les intérêts du Sénégal.

La véritable question qui découle de cette double position est la suivante :

Le schéma où France Telecom prend le contrôle de plus de 50% du capital du groupe SONATEL, est-il le meilleur que peut obtenir le Sénégal, en adéquation avec ses intérêts économiques et sociaux à court, moyen et long terme ? Pour répondre à cette question, le Sénégal doit d’abord, convenir avec France Telecom de l’abandon du droit de préemption de ce dernier. Il n’est pas souhaitable qu’un Etat se trouve lié de manière illimitée dans le temps d’une telle contrainte dans un secteur aussi stratégique.
Le combat qui est engagé aujourd’hui par différentes organisations devrait d’abord se concentrer sur ce point bien précis.
Une fois ce droit de préemption abandonné, l’Etat pourra ainsi choisir, en toute légalité et en toute transparence, le meilleur schéma qui s’offrirait à lui en examinant toutes les offres. Le secteur privé proposera et défendra son schéma d’achat des actions de l’Etat par un actionnariat local (Personnel de SONATEL, secteur privé local, institutionnels locaux, etc...).

OPTIC a toujours pensé qu’intégrer l’actionnariat des opérateurs de télécommunication ou exploiter de nouvelles licences est une des conditions pour faire émerger des champions nationaux dans le domaine des TIC qui serviraient de vraies locomotives pour l’ensemble du secteur.

La crise économique actuelle a montré que les états ne privilégient qu’une seule chose : l

eur INTERET. Qui pouvait imaginer la nationalisation de banques par certains pays réputés les plus capitalistes au monde ? Le Sénégal peut donc bel et bien, en invoquant ses intérêts, prendre toutes mesures légales qu’il juge nécessaires sans porter atteinte à ses partenariats stratégiques.
Pour être concrets, nous invitons d’ores et déjà, tous les acteurs locaux qui veulent se porter acquéreurs d’actions SONATEL à se fédérer pour :
faire une offre d’achat à l’Etat du Sénégal, monter un schéma et un argumentaire à destination de l’exécutif et des organes parlementaires.

Antoine Ngom Président OPTIC
www.optic.sn

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